Bonnes raisons de partir vivre a l’etranger

En rentrant de voyage récemment, et après avoir passé les derniers mois à me poser des questions sur mon avenir londonien, si je n’avais pas fait le tour de l’expérience après 5 ans, ou si je ne me confinais pas un peu trop dans ma zone de confort, (alors que j’étais justement venue pour en sortir – entre autre), je me suis rendue compte à quel point j’aimais toujours et plus que jamais vivre à l’étranger.

J’ai eu les réponses que je cherchais aux questions que je me posais et je me suis dit qu’en ces temps de nouvelle année, c’était le moment parfait pour les partager, mais aussi de parler des difficultés et peurs que cela peut engendrer, et comment les contourner.

Certains points seront plus ou moins valides selon votre pays d’expatriation et surtout la distance avec la France mais vivre à Londres ou en Europe est tout autant dépaysant et culturellement intense que n’importe quelle expérience plus lointaine, d’autant plus si vous avez choisi de vivre la vraie expérience d’expat en vous intégrant autant que possible avec les cultures et rencontres locales.

Je précise: Je ne dis pas que partir vivre à l’étranger est LA solution, beaucoup de gens n’en ressente pas l’envie. D’autres auront besoin d’un peu plus pour se prouver des choses. Chacun ses rêves, ses ambitions, et ses envies.

Mes bonnes raisons de partir vivre à l’étranger

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Expérience personnelle unique

Inutile de trop s’étaler sur ce point je pense. Vivre à l’étranger, ça signifie surtout qu’on est prêt à se confronter à un environnement différent et que tous les bénéfices listés ci-dessous en découleront. Que l’expérience, où qu’elle soit, soit satisfaisante ou décevante, elle en sera forcément unique et marquante.

Sortir de sa zone de confort

Pas simple d’oser se lancer avec des choses qui nous font peur. Et pourtant il n’y a rien de plus satisfaisant. En vivant à l’étranger, en parlant une nouvelle langue, dans une nouvelle ville, un nouveau pays, entourés de gens d’une autre ou de multiples cultures, on s’arrache à ce qui nous est familier.

Pas simple, mais on se surprend très souvent à réussir des choses desquelles on ne se croyait pas capable.

Quelle est la dernière fois que vous êtes sorti(e)s de votre zone de confort?

Sensation de vivre intensément

Pour sortir de sa zone de confort, surtout quand on se lance seul(e) dans n’importe quelle petite ou grosse aventure, il faut souvent avoir une sorte de curiosité ou de feu intérieur qui nous incite à foncer. Ce point là, la sensation et envie de vivre intensément à toujours été mon moteur. Encore une fois, chacun son histoire et ses challenges et défis personnels, mais vivre à l’étranger, par définition, c’est une expérience intense à chaque instant du quotidien.

Pour moi, la sensation de vivre un peu plus intensément, c’est apprécier avoir l’opportunité d’aller me balader à Notting Hill le dimanche, avoir des amis de tous pays, parler anglais au boulot et relever des situations pas toujours simples dans une autre langue, être devenue parfaitement bilingue ou tout simplement ma routine londonienne et me dire souvent que je suis trop contente d’avoir sauté le pas et d’avoir ma petite vie de londonienne aujourd’hui.

Satisfaction permanente

Tout cela nous amène de façon très logique à une satisfaction permanente de « l’avoir fait ». Oser admettre ses rêves et ambitions d’une part, et tout faire pour les accomplir d’autre part, en sortant de sa zone de confort, ça vous laisse avec une satisfaction personnelle permanente assez kiffante.

Apprendre sur soi

Parfois, il y a des choses qu’on croyait adorer et qu’on déteste. Parfois, on pensait que ce serait impossible de le faire et on y arrive sans difficultés.

Sans sortir de sa zone de confort justement, et se tester un peu, on croit savoir ce qui a toujours été, alors que souvent, on ne se connaît pas vraiment, et pire, on ne sait pas vraiment de quoi nous sommes vraiment capables.

Comment être heureux et bien avec les autres sans l’être avec soit-même?

L’anglais

C’est souvent l’une des principales raisons pour lesquelles on décide de sauter le pas. Parler anglais c’est forcément très utile, surtout dans certains secteurs d’activité.

Outre pour des raisons pro, j’apprécie aussi particulièrement parler bien anglais et vivre à Londres quand je voyage. On rencontre des gens (Devinez qui? Des anglais ou des australiens bien souvent..) et on s’intègre partout bien plus facilement quand on maîtrise parfaitement bien l’anglais et ses petites subtilités.

Les rencontres

Vivre à l’étranger, c’est s’être déraciné. Volontairement ou non. Dans une ville comme Londres et comme la plupart des grandes capitales du mondes, nous sommes nombreux dans ce cas et tout aussi nombreux à chercher à recréer un lien social et à être ouverts aux rencontres.

Au boulot, dans des activités perso, ou parfois même sur les réseaux sociaux, on ose plus et on hésite beaucoup moins.

Le plaisir de retrouver la France

Un autre aspect auquel on ne pense pas toujours. Partir, ça ne veut pas dire fuir. On ne quitte pas forcément la France parce qu’on ne l’aime plus, mais surtout parce qu’on veut découvrir autre chose. En étant à l’étranger, on ne se présente plus en tant que Toulousain, Parisien, Marseillais ou Lyonnais. Mais Français. Et puis on entre dans les détails après (même si franchement, à part Paris et parfois Lyon, les anglais ne connaissent pas si bien, même si quand je réponds « Toulouse » ils répondent toujours « ah yeah I see. Near the sea right?  » Heuu, non. Pas du tout.)

D’ailleurs, vivre en Angleterre m’a vraiment fait prendre conscience de la chance que j’avais d’être Française, de venir d’une belle région comme le sud ouest, et m’a redonné le goût de visiter ma région à (presque) chacun de mes retours. Rocamadour, Saint Cirq Lapopie, Cordes sur CielLauzerte, la liste de balades en famille est longue et devrait continuer de s’allonger.

Les moments en famille plus intenses

Balade dans la région mais aussi un week-end à Londres de temps en temps, moments tous simples à la maison, ou plus de voyages tous ensemble. On se voit moins mais on se voit mieux. Il y a 5 ans par exemple, ils sont venus fêter Noël à Londres, il y 4 ans, nous sommes partis fêter Noël lors d’une semaine à Fuerteventura, j’ai aussi fêté mes 30 ans en famille et entre amis chez mes parents et mis ma maman à Whatsapp et Instagram.

La distance rapproche aussi, et il y a de nombreuses façons de le gérer.

Alors bien sûr, si vous vous expatriez plus loin que l’Europe, c’est plus difficile. Les moments sont forcément plus rares, mais encore une fois, il y a forcément une façon de rendre cela plus intense et positif.

Curiosité permanente à chaque instant du quotidien

La curiosité, c’est un peu le moteur d’une vie d’expat réussie je trouve. Découverte de votre nouvelle ville et nouveau quotidien déjà, et puis des gens qu’on rencontre, du pays, de son histoire, ses traditions, sa langue, ses expressions etc…

Après 5 ans 1/2, moi qui pensais m’ennuyer un peu et avoir fait le tour, même si oui, Londres et ses différents quartiers me sont familiers et que je prends un peu moins de plaisir qu’avant à visiter Londres, je deviens assez fascinée et curieuse par l’histoire de l’Angleterre et du Commonwealth. Mes collègues et amis sont toujours mes meilleurs profs d’Anglais dans l’apprentissage du langage courant et expressions que seuls les locaux peuvent vous apprendre, et je ne me lasse pas de découvrir toute petite nouveauté dont j’ignorais encore l’existence. On apprend tout le temps.

Les difficultés et comment les contourner

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Pour bénéficier de ces 10 avantages de vivre à l’étranger et sensations d’accomplissement intrinsèquement lié à l’expérience, forcément, il faut surmonter quelques difficultés.

L’argent

Evidemment. Quelle que soit votre situation et peu importe où vous projetez de vous installer, prévoyez des sous de côté. Renseignez vous sur le budget mensuel moyen pour vivre là où vous souhaiteriez vous expatrier, et économiser cette somme X quelques mois.

En arrivant à Londres, j’avais prévu un budget de 3000 €, en me laissant 3 mois pour voir venir. 1000€ par mois donc. En incluant le loyer, les factures et le coût de diverses sorties, avec le recul, c’était très juste voir irréaliste. Mais j’ai très vite trouvé un petit CDD (qui sont souvent bien mieux payés au taux horaire), ce qui m’a permis de repousser ma « date limite test »  à 4 mois, puis de ne plus trop toucher à mes économies, de trouver un plus long CDD et donc de m’installer à un peu plus long terme et enfin de décrocher un CDI dans lequel je suis restée 3 ans. A ce stade là de toutes façons, j’étais bien partie pour rester!

Conclusion: C’est vraiment indispensable et très rassurant d’avoir quelques sous de côté et d’anticiper toute situation possible, mais souvent, les choses se passent mieux que ce que l’on croit.

Si vous avez une expérience des débuts à partager, n’hésitez pas à la laisser dans les commentaires. Je suis sûre que la plupart ne se sont pas forcément passées comme prévu et que pourtant vous ne changeriez rien avec le recul! 

Les avantages Français (et il y en a beaucoup!)

Le sujet qui revient souvent aussi. En vivant et travaillant en France, on râle beaucoup de ce que les autres ont, mais on ne se rend pas compte que nous vivons dans un pays qui offre un sacré nombre d’avantages et acquis sociaux, que nous bien contents d’utiliser.

En quittant la France, vous quittez aussi le formidable package Sécurité Sociale + Assurance chômage + Congés à gogo + Remboursement de transport + Université gratuite + Crèche gratuite etc… Corrigez moi si je me trompe, certains aspects ont un peu évolué en 5 ans mais peu d’autres pays n’offrent ce niveau de protection sociale tout combiné. Alors oui, ce post est censé vous rassurer et cet aspect là peut faire peur mais tout est relatif.

Chaque pays a son mode de fonctionnement, avec des aspects à prendre et à laisser. En vivant en Angleterre, on ne cotise pas à la retraite, mais nous avons accès à des fonds de pension, et si on peut, on économise pour se faire sa propre retraite. On a moins de vacances, mais on optimise chaque jour de congés. Le transport n’est pas remboursé, mais on gère notre budget différemment. On peut vite perdre nos postes (ce qui est rare tout de même), mais le marché est plus dynamique… etc…

Bref, on s’adapte, on sort de sa zone de confort, et on prend du recul surtout. Le remboursement du transport me parait assez insignifiant comparé a une expérience de vie à apprendre et découvrir autant.

L’échec

Et si on y arrivait pas? Si on finissait par venir, détester, gaspiller de l’argent, et repartir?

Rien que ça me paraît plutôt être une réussite. Vous auriez pu ne rien faire, ne pas gaspiller d’argent, et passer le reste de votre vie à vous demandez ce qu’il se serait passé… Il est important d’apprendre à être juste avec soit même. Il faut se fixer des objectifs et tout faire pour les atteindre, mais aussi savoir être clément. Le tout est d’apprendre de chaque expérience pour en faire un succès.

Aussi, évitez surtout de vous comparez avec les autres. Et avec ce blog aussi. ;)

Aucune expérience aussi marquante ne peut-être aussi facile. Tout se mérite et on apprend beaucoup plus de nos échecs que de nos réussites, surtout si elles ont été trop simples à atteindre :)

Alors? Vous êtes un peu plus prêt(e) à sauter le pas?

PS: Si vous avez des avis ou expériences à partager, ce serait vraiment sympa de laisser un petit commentaire. Même si vous n’êtes pas d’accord! Nous avons tous une expérience différente et je suis sûre que cela aidera de nombreux futur Londonien! 

Elodie

Elodie, happy "French londonienne" for almost 4 years. I share my London discoveries, expat life thoughts and reflexions on beeing a 30 year old. “Les petites joies de la vie londonienne” means “The little joys of London” so let’s make sure we make the most of this incredible city.

Commentaires (8)

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    Evangeline

    Je me posais une petite question ?
    Quel est le premier emploi que tu as occupé à Londres ? Est-ce que cela touchait à ton domaine d’études ou tu as choisi un travail qui te permettrais simplement d’étendre ta période de test ?

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    Alexandra

    Salut Elodie !
    Je viens d’arriver à Londres (le premier février très exactement), et merci vraiment. Parce que la tête dans le guidon, les choses qui ne se passent pas exactement comme attendues, on a vite fait de se laisser submerger par la peur et les doutes. Je découvre ton blog par hasard et ça fait un bien fou de lire ça et c’est une bonne piqure de rappel ! Je suis ravie de pouvoir faire le plein de découvertes grâce à ton blog.
    Bonne continuation :)

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      Elodie

      Oui c’est vrai qu’on a vite faite de se laisser submerger entre les déceptions, le temps etc mais je suis sûre que tout va s’arranger avec les beaux jours et ravie si ces quelques lignes ont pu te rassurer un peu :)

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    Julien

    Salut Élodie!

    Ça fait un petit moment que je connais ton blog, et il m’est souvent arrivé de le visiter, et tes articles donnent vraiment des envies d’évasion. Donc tout d’abord bravo et merci pour ton travail, qui je pense en aide plus d’un ^^ !
    Je suis arrivé à Londres le 10 janvier dernier, et des étoiles pleins les yeux, le retour à la réalité a été un peu plus dur que je ne l’imaginais, et ces 4 dernières semaines, j’étais vraiment en panique à chaque instant, la boule au ventre en permanence! La deuxième partie de ton article sur les difficultés et l’échec m’ont vraiment remonté le moral, car c’est exactement ce que je traverse en ce moment! Et j’ai l’impression que tu as choisi cette citation car tu savais que j’allais lire cet article haha. En tous cas merci, ça m’a reboosté un peu pour les semaines à venir!

    Bonne continuation :)

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      Elodie

      Oui c’est pas toujours simple, et encore moins en emménageant en hiver! Le printemps et l’été devraient te rassurer et te réconcilier avec Londres. Ravie si ça t’a reboosté! :)

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    Leslie

    Salut,
    Super ton article, je m’y retrouve carrement.
    Tout comme toi je suis venu avec 3000.pounds mais mon premier loyer était déjà payé. J’avais prévu 3 mois puis 5 et ça fait 4 ans et demi. :)

    J’ai un petit dilemme en ce moment car mon partenaire est irlandais du Nord et il veut définitivement quitter Londres après 6 ans. Ce qui signifie nouvelle ville pour moi même si ça reste uk, plus d’amis, plus de zone de confort… :/

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    Sophie

    Bonjour,
    Je viens juste de découvrir ton blog et j’aime beaucoup. C’est agréable de voir qu’on a tous des expériences différentes mais tellement similaires.
    Dans mon cas, sur un coup de tête, j’ai pris un billet aller un jour d’octobre. J’ai recontacté une amie que je n’avais pas vu depuis plusieurs années et la chance fut de mon côté ! Un de ses colocs partait, j’ai donc trouvé un logement très rapidement. Il ne manquait plus que le boulot. Je m’étais donnée 3 mois pour trouver quelque chose avant de ne plus avoir d’argent et de devoir repartir. C’était en 2013 et je suis toujours là !
    J’adore vivre à l’étranger et je ne me vois pas rentrer en France pour l’instant. Malgré les difficultés de la vie parfois, l’expérience est tellement extraordinaire que j’ai maintenant envie de tenter l’aventure dans un autre pays. :-)

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      Elodie

      On a presque la meme histoire! Bravo pour avoir ose! :) Tu repartirais ou?

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