Comment je me suis mise au Yoga

Découverte

Il y a un peu plus de 4 ans, j’ai découvert le yoga. En fait, je ne me rappelle plus très bien de mes premiers cours. Beaucoup de prof de yoga parle de ce déclic dès leur premier cours. Ça n’a pas été mon cas. Mon tout premier cours a d’ailleurs eu lieu dans une église non chauffée à Clapham début Novembre. J’ai trouvé cette expérience « spéciale » et je ne me souviens pas d’être ressortie de ce cours avec un quelconque sentiment de bien-être ou de joie particulière. Mais j’y suis retournée quelques mois plus tard, embarquée par une collègue dans un vrai studio à Covent Garden. Un vrai studio de yogi, avec des yogis, et des cours de Rocket Yoga (un style de yoga dynamique) qui m’ont fait découvrir la pratique de façon assez intense. Je n’étais pas encore accro. Je n’étais pas vraiment active d’ailleurs. Et pas vraiment intéressé par les salles de sport. A moins qu’elles proposent des cours de yoga. Une nouvelle salle de sport a ouvert à Tooting, où je vivais, il y a quelques années. Ma meilleure amie s’y est inscrite, et j’ai accepté de la rejoindre à condition que la salle propose du yoga. C’était le cas. J’ai donc poursuivi ma découverte via des cours de Vinyasa yoga (Une forme de yoga qui suit un flow plus ou moins dynamique – la forme la plus pratiquée dans l’Ouest.) les samedi matins, près de chez moi. Un cours que je ne ratais jamais. Fait rare. Je remarquais aussi que je devenais un peu plus patiente et que mon cerveau tournait un peu moins à 10,000 à l’heure.

Routines Matinales

A cette époque, je me suis mise aux routines matinales, et à courir. J’alternais entre footings et cours de yoga sur Youtube le matin. Je suivais les cours de Boho Beautiful. Un couple de digital nomades et hippies sexys. Elle propose des cours de yoga rapides et assez sportifs. Et beaucoup de cours de sport aussi. Toujours dans un cadre idyllique. Une bonne façon de démarrer la journée. Avec le recul, je ne suis pas convaincue qu’elle soit vraiment accréditée prof de yoga. Certains alignements ou postures ne sont pas parfaitement alignés ou effectués. Mais j’aimais le dynamisme de ses cours allié à des paysages de nature incroyables. Un peu plus tard, j’ai découvert les vidéos yoga du magazine Elle, notamment les cours avec Hélène Duval. Je recommande vivement si vous voulez vous y mettre sans pression, à la maison. Son enseignement est excellent et sa vision du yoga et de la vie vraiment intéressantes aussi.

Avec la course et le yoga, je commençais à trouver un bon équilibre entre les deux activités.

Addiction au sport

L’addiction à la salle de sport a suivi. J’ai changé de salle de sport pour pouvoir aller à celle vraiment juste en bas de chez moi tous les matins. Elle offrait aussi des cours de yoga. Condition toujours non négociable. J’ai commencé à aller aux cours du mardi soir. Et je crois que c’est là que tout a changé. J’écrivais souvent à ma copine Camille (Une yogi convaincue depuis bien longtemps) pour lui dire à quel point ces cours là étaient magiques. Alma, la prof, était Indienne, yogi dans l’âme, et même jusqu’à aujourd’hui, après avoir rencontré des dizaines de yogis, de profs, pratiqué dans une grande variété de studios de yoga à Londres ou même dans le monde, elle est la yogi la plus authentique que j’ai rencontrée et qui a complètement transformé ma pratique.

La prof qui a changé ma pratique

Tous les cours démarraient par des techniques de Pranayama (Respiration) les plus variées que j’ai pu expérimenter, les chants de chaque son des chakras (Ce que j’ai compris plus tard), des mantras, des flows d’Ashtanga basé sur la respiration plutôt que sur la performance de la pose et souvent sur des discussions sur le Karma, l’Ayurveda, ou la philosophie du yoga au sens large. Je suis devenue accro, convaincue, et surtout, un peu obsédée par en apprendre plus, comprendre plus, et recevoir cet enseignement plus généraliste et spirituel. Après chaque cours, je ressentais cette paix intérieure assez unique que seuls les cours de yoga procurent.

Nouveau quartier, nouveaux studios

Le yoga faisait alors partie intégrante de ma vie, mais l’idée de devenir prof de yoga, aussi fascinante fut-elle à mes yeux, ne m’avait pas effleurée l’esprit. Je ne savais pas que c’était possible, et je n’étais juste pas à cette étape de ma « pratique ». J’étais plutôt à fond dans le running, en pleine préparation de mon premier semi marathon, avec un niveau d’endorphines au plus haut. Par contre, je venais de déménager, et dans mon nouveau quartier, j’étais encerclée de studios de yoga. J’ai du quitter mon cours du mardi soir avec Alma, la professeur qui a changé ma pratique et ma vision du yoga, mais j’ai eu plus d’opportunités de pratiquer plus souvent, et avec des professeurs variés, expérimentés et différents les uns des autres en styles et personnalités. Une nouvelle étape et exploration assez fondamentale dans ma pratique et mes connaissances.

Le yoga comme une nécessité

Je travaillais aussi pour une start up en forte croissance, et comme j’ai beaucoup tendance à foncer tête baissée pour les projets «différents» et «disruptifs», sans trop réfléchir à comment je vais gérer ça (On verra bien sur le coup!), je me suis vite retrouvée dans un rythme de vie intense. Le sport me permettait de trouver et garder la pêche, et le yoga était ma dose de bonheur et de calme durant une phase professionnelle intense. Et plus c’était intense, plus j’en faisais. J’y trouvais beaucoup de réconfort, et une approche positive et vision de la vie qui collait parfaitement avec la mienne. Je commençais aussi à ressentir ce besoin d’explorer toujours plus ces sensations et de les partager.

Retours aux sources 

Depuis quelques années, je rentrais aussi beaucoup plus en France chez mes parents. Leur style de vie est très bio, proche de la nature, simple et heureux. Ils vivent en quasi « auto-production » depuis des années grâce à un jardin généreux. (Et beaucoup de travail!). J’ai grandit dans cet état d’esprit et même si j’adore l’intensité de la vie londonienne, rentrer dans ce contexte m’est toujours paru comme une chance inouïe. Et un besoin indispensable. Ces dernières années, plus je me rendais compte de la chance que j’ai de venir d’un tel cadre de vie et de pouvoir appuyer sur pause dans un tel contexte, plus le désir de le partager grandissait. La possibilité de pouvoir un jour offrir et partager ces moments de « off » assez unique que j’ai la chance de vivre commençait sérieusement à me travailler.

Je commençais aussi à lier cette nouvelle passion pour le yoga avec mes racines, l’éducation et valeurs que j’ai reçu. En rassemblant tous les éléments, tout commençait à faire sens et devenir assez logique.

Le déclic

Un jour, je suis allée à un cours de yoga en plein air à Battersea (J’en avais parlé ici d’ailleurs). C’était l’été, il faisait beau et chaud. Le cours était super. Je suis allée parler à la prof, comme je le faisais quasi systématiquement depuis des mois, comme une envie naturelle.

Elle a évoqué les formations pour devenir professeur de yoga. Je venais tout juste de démissionner de mon boulot sans rien derrière. (Mais un long préavis!). L’idée est devenue une évidence. Je voulais faire un break du monde corporate, voyager un peu et cette nouvelle option était parfaite.

J’ai beaucoup regardé les formations en Asie pour commencer. J’ai lu tous les articles de blogs sur le sujet. Je me suis rendue compte à quel point les « YTT » (Yoga Teacher Training) sont un gigantesque business. Et quand je commençais à questionner l’idée de se lancer sans connaître les profs, et remettre en question mon projet, une opportunité professionnelle s’est présentée. Un peu tombée du ciel. Le poste correspondait vraiment en tous points à ce que je cherchais. J’ai décalé le projet « break et yoga » mais suis quand même partie en faire un peu au Sri Lanka avant de démarrer une nouvelle aventure professionnelle rocambolesque dans une start up qui l’est tout autant, mais qui correspond parfaitement avec mes valeurs de vie et mon nouveau statut de yogi. J’y travaille toujours, et encore une fois, le yoga m’a permis de tenir le coup et rester positive dans un cadre souvent intense. Plus mon boulot était dur, plus j’allais au yoga. D’ailleurs certains de mes cours les plus marquants ont eu lieu après les journées les plus difficiles au travail. Ces sensations si apaisantes d’évacuer le négatif de la journée, d’avoir expiré les mauvaises ondes, d’être revenue vers le moment présent et d’avoir calmé mon mental sont restées gravées.

La formation parfaite

Surtout, très rapidement après avoir démarré ce poste, on m’a recommandé cette formation, que j’avais déjà repéré, avec un studio à Clapham. Le format était parfait et me permettait d’allier vie pro et expérience en immersion totale via 2 semaines à l’étranger, et le reste de la formation lors de week-ends sur Londres. Si vous souhaitez en savoir plus, j’ai parlé de cette formation de professeur de yoga sur le blog.

C’est moins exotique que d’être partie 1 mois à Bali, mais j’ai pu aller parler aux profs avant, tester les studios londoniens, m’inscrire avec assurante et la certitude que c’était le bon choix, j’ai désormais un super réseau de yogis et nouvelles amies yogis sur Londres, et surtout, j’ai pu continuer à assurer ma carrière pro en parallèle.

Au total, la formation a duré 2 mois. 2 semaines en Grèce, 2 week-ends sur Londres, et des exercices et cas pratiques tout le long. En rentrant de Grèce, mon état d’esprit était déjà transformé. Et je le mesure un peu plus chaque jour et semaine qui passe.

De la théorie à la pratique: Mes cours de yoga! 

Rapidement, j’ai eu l’opportunité d’enseigner avec Swedish Fit. Et depuis 1 mois, je suis yogi et professeur de yoga. Je jongle entre vie pro la journée en semaine, yogi le soir, et prof de yoga le week-end. Du pur bonheur.

Si vous voulez me rejoindre, mes cours ont lieu les samedis matin à 11h30 à King’s Cross avec Swedish Fit. Plus d’infos par ici.

Yogi en devenir et premiers changements

Avoir obtenu le statut de professeur de yoga car on a fait la formation de 200heures (Le format standard) est loin d’être une finalité. En fait, c’est juste le début de l’expérience. En se lançant dans une telle expérience, on accepte de changer un peu sa vie. On entrouvre une porte sur un univers, et un style de vie. Cette formation a complètement redéfini ma pratique du yoga, ma permis de prendre du recul sur ma vie au sens large et sur la vie au sens large. Je garde la transformation pour plus tard, car c’est encore très frais, mais je sais que ce n’est que le début.

Avec le recul, c’est un peu une évidence. C’est une activité et un mode de pensée parfaitement en phase avec ma personnalité et ma vision de la vie. Il a fallu que la vie dans laquelle je me suis forcée à évoluer (Ecole de commerce, « gros postes », statut social etc…), poussée par la pression sociale, me pousse à bout pour accepter de découvrir ce qui me convient vraiment. Je n’envisage pas encore de reconversion à 360 degrés. Ma vie en entreprise me plait toujours. Ou en tout cas j’en ai encore l’impression. Quand on vit dans une ville comme Londres, le yoga me paraît cohérent via une approche moderne et ouverte d’esprit. Mais encore une fois, ce n’est que le début de l’aventure.

Elodie

Elodie, happy "French londonienne" for almost 4 years. I share my London discoveries, expat life thoughts and reflexions on beeing a 30 year old. “Les petites joies de la vie londonienne” means “The little joys of London” so let’s make sure we make the most of this incredible city.

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